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Accueil Mélibée L'édito du mois Mars 2016

Mars 2016

Des giboulées dans la troposphère

Protégez vos brushings ! Mars déboule avec son armée de giboulées prêtes à vous surprendre à tout instant, au coin d’une rue, le jour où vous aurez jugé, en partant de chez vous le matin, qu’il n’était pas nécessaire de vous armer d’un parapluie. Mars est capricieux, frondeur, impétueux et nous sommes bien démunis face aux ondées qu’il nous envoie sans préavis, au beau milieu d’une journée ensoleillée.


Savez-vous que les giboulées sont un phénomène météorologique lié à l’augmentation du rayonnement solaire ? Le soleil causant la pluie : paradoxal, penserez-vous… Eh bien non, l’augmentation de l’énergie solaire reçue par l’hémisphère nord au printemps crée une différence de températures entre les couches basses et hautes de la troposphère, qui est à l’origine de la formation d’un courant d’air chaud donnant naissance à ces nuages que nous redoutons tant. C’est parce que Mars a les pieds au chaud et garde la tête froide que le temps se gâte dans la troposphère. 


Mais le printemps est un enfant remuant qui s’assagit avec le temps. Mars est un mois de transition, le temps d’une lutte entre la pluie et le soleil, qui doit déboucher sur le renouveau du cycle naturel. On lui a donné le nom du Dieu de la guerre, parce que les Romains profitaient du retour des beaux jours pour reprendre leurs activités belliqueuses, et si nous aspirons aujourd’hui à des activités plus pacifiques, il n’en demeure pas moins que le printemps nous procure généralement un regain de volonté et de vigueur.


Les giboulées sont des électrochocs appliqués à notre torpeur hivernale, des douches froides sur nos vies mollassonnes. On prolongerait bien notre confortable hibernation de quelques semaines, mais Dame Nature ne l’entend pas de cette oreille-là et elle nous impose un réveil brutal. La fougue qu’elle déploie à travers les giboulées de mars a tout de la grande passion : elle est violente, soudaine, incontrôlable, mais surtout stimulante. Avouez qu’il serait dommage de ne pas mettre à profit cette énergie créatrice.


Suivons l’élan de la nature ! Secouons tous notre troposphère intime et tirons-en quelque chose d’inattendu. Le préfixe « tropo » vient du grec ancien « τρόπος », qui signifie « tour ». Il porte en lui l’idée d’un revirement de situation, d’un changement. Laissons donc fleurir ces giboulées qui animent nos pensées à l’orée du printemps. De ce tohu-bohu naîtra un ordre nouveau.


En ce qui nous concerne, aux Editions Mélibée, nous avons déjà débuté 2016 sur les chapeaux de roues et, avant d’attaquer le printemps, nous vous invitons à aller jeter un coup d’œil du côté de nos nouveautés.

 

 

 

Julien Chabbert

Responsable d’édition