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Dédicace au salon "Livres d('h)ivers

Dédicace au salon "Livres d('h)ivers

05/01/2015

Philippe LUCHARD, auteur d'Un aller simple Col.Mar, sera à Louvigné-du-Désert les 17 et 18 janvier 2015.

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Mots d'auteurs

Thierry LEPOIRE

Moi, je suis Charlie, un jeune enfant de Marianne.

J’ai de nombreux frères et sœurs, Marianne est ma maman.
Elle est la Femme Publique, en tout bien [...]

Moi, je suis Charlie, un jeune enfant de Marianne.

J’ai de nombreux frères et sœurs, Marianne est ma maman.
Elle est la Femme Publique, en tout bien tout honneur.
J’aime beaucoup ma maman et je la trouve géniale.
Elle dit que nous sommes une famille, tous ses enfants.
Quand nous rions ensemble, nous faisons son bonheur.
Elle vise notre bien-être, c’est son but primordial.
De notre côté, la vie livre ses tourments,
Tout n’est pas rose et ne se passe pas sans heurts.
Gardienne de la paix quand les choses se passent mal,
Elle prône l’égalité pour tous, si différents.
Quelquefois, elle se fâche quand on ne fait pas d’efforts.
Elle tente de faire en sorte de rester impartiale.
Maman a souffert le martyr ces derniers temps.
Quelques-uns parmi nous ont brisé ses valeurs.
Ces valeurs qu’elle inculque, qu’elle nous a dites cruciales,
Dont notre liberté d’exprimer nos talents,
Nos idées, nos avis, affolent ses négateurs.

                              ***

Moi, je suis Charlie, un jeune enfant de Marianne.
Élève dessinateur pour un fameux canard.
Je satirise, je raille, je fais tout pour faire rire.
Je suis donc, de ses fils, l’un des plus turbulents.
J’ai pour unique outil, le crayon du gagman
Et pour illustrer l’actualité, du papelard.
Pour dénoncer les atrocités, j’ose écrire,
Tourner en dérision, sans le faire méchamment.
Contre la méchanceté, mon arme c’est la vanne.
Dans mes bulles enflammées, je taille quelques costards.
Mon motif prend la forme des êtres qui l’inspirent.
Quand je brave la bêtise, j’ai les mêmes instruments :
Feuille, fusain, mots et bulles, je charrie, je condamne.
J’ai quelques états d’âme que je laisse au placard.
Maman ne m’en veut pas, elle a connu bien pire.
Elle est très indulgente, elle me sait provocant
Mais connaît tout autant mon côté gentleman.
Je suis la voie de mes Frères à l’esprit goguenard.

                              ***

Mes grands Frères disparus m’ont vraiment tout appris.
J’ai bien ancré en moi leurs louables principes :
Petit, ne perds jamais de vue nos objectifs.
Nous sommes des blagueurs qui suscitons le rire.
Ton projet, c’est ton dessin, ton dessein, la vie.
À nos valeurs, il sera bon que tu t’agrippes.
La plaisanterie doit s’incruster dans tes motifs.
Garde avec toi, pour le meilleur et pour le pire :
Du caricaturiste, douceur et ironie.
Du chroniqueur, la plume acerbe qui (dé)constipe…

Là, je fais de mon mieux pour rester positif.
Mes grands Frères sont partis et je dois rebondir.
Maman était en larmes hier et j’ai blêmi.
Admirables, ils formaient une fantastique équipe.
J’avais la rage au ventre et l’esprit combatif,
Mais maman, apaisante, esquissa un sourire…
Voyant tous ses enfants, dans la rue, réunis,
Elle m’a ramené au calme, fière de sa famille.

Moi, je suis Charlie, un jeune enfant de Marianne,
Relève dessinateur pour un fameux canard.

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Jacques BODELLE

Une belle moisson de souvenirs

Je suis devenu, pour quelques semaines, commis-voyageur, portant autour de mon domicile aux Etats-Unis, de conférence en conférence, [...]

Une belle moisson de souvenirs

Je suis devenu, pour quelques semaines, commis-voyageur, portant autour de mon domicile aux Etats-Unis, de conférence en conférence, ce qui me semblait mériter le qualificatif de bonne nouvelle (faiblesse d'auteur, merci de bien vouloir ne pas trop en rire) : mon nouveau livre était paru ! Quatre années de travail, compactées entre une jolie couverture illustrée et une dernière page malheureusement quelque peu abîmée par un portrait de l'auteur… petit, certes, mais il me rappelle que j'avais eu la faiblesse de le choisir parmi des photos prises il y a plusieurs années déjà. J'en rougis encore un peu…

J'avoue que je suis toujours enchanté de voir la belle reproduction, en couleurs et que j'imagine sauter ainsi aux yeux du lecteur, d'un tableau montrant comment un amiral français du nom de Grasse a battu la flotte anglaise dans une baie américaine au nom bien difficile à prononcer et à orthographier : la Chesapeake. J'ai un peu honte de cette atteinte à une vieille entente, parfois cordiale, avec nos amis anglais. Mais ils me pardonneront… c'était il y a si longtemps, en 1781 !

J'ai fait ainsi bien des présentations, avec un ordinateur portable bourré de "Power Point", miracle d'une technologie quand même un peu envahissante. Mais pour contrebalancer, je n'ai jamais manqué de provoquer une amicale surprise en sortant de mon sac, pour une dédicace inoubliable, un instrument dont plusieurs ignoraient qu'il existât encore : un stylo à plume, d'une encre bleue aspirée d'une petite bouteille qui ne me quittait jamais. Une dédicace, quoi de plus émouvant… pour l'auteur, je veux dire. J'avoue que le nombre de mes « clients » n'a pas encore atteint de tels sommets que j'aie mis en rupture de stock le fabricant de ladite encre.

Mais Petite(s) Histoire(s) des Français d'Amérique n'ayant rien d'un ouvrage humoristique, loin de là, il convient de quitter le mode léger pour évoquer l'accueil fait à son auteur : présentations données dans notre belle langue, car ceux qui y étaient soumis se recrutaient souvent parmi la communauté française des environs de Washington, tout acquise à l'idée de découvrir ce que ses prédécesseurs ont accompli en quatre à cinq siècles. Et il faut bien reconnaître que, le plus souvent, « découvrir » est le mot qui s'impose, tant j'ai pu constater que sont peu connues bien des histoires de Français aux Etats-Unis, chercheurs d'or en Californie, colons alsaciens au Texas, architectes en Louisiane, évêques au Nouveau-Mexique, ingénieurs et banquiers, syndicalistes, journalistes et enseignants…

Présentations faites en français, sauf une fois. On m'avait demandé d'utiliser l'anglais, ce qui n'avait pas manqué de me surprendre, car il n'est jamais facile d'exposer les nuances de sa pensée dans une langue qui n'est pas sa langue maternelle. Mais je ne regrette pas du tout de m'y être prêté ; non seulement parce que l'assistance en était plus importante, mais également parce que j'ai pu constater combien l'attachement de nos amis américains à cette composante de leur histoire était extrême. J'en ai ainsi rencontré qui préparaient une biographie de Rochambeau, ou qui m'ont donné des informations sur leurs ancêtres huguenots, ou encore, qui collectionnaient les timbres rappelant l'histoire de la présence française dans leur pays...

Quelle moisson de souvenirs, souvent émouvants, que j'engrange précieusement !

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